Prévention et risques en cas de morsure de tiques

Prévention et risques en cas de morsure de tiques

Le printemps est la saison idéale pour profiter des promenades en forêt ou dans les champs. C’est aussi la période au cours de laquelle les tiques font leur apparition. Les tiques sont des acariens parasites c’est-à-dire qu’elles se nourrissent et vivent du sang de leurs hôtes animaux ou humains. Face à ces piqûres, il convient d’être très vigilant car elles peuvent transmettre des maladies graves.

 

Les maladies transmises

Au cours de leur piqûre, les tiques, en absorbant le sang de leurs hôtes, sont susceptibles de diffuser des agents pathogènes de type virus, parasites ou bactéries contractés sur un autre animal ou un autre être humain.

Parmi les maladies transmises, la plus redoutable pour l’Homme est la maladie de Lyme. Selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), « elle est provoquée par une bactérie appartenant au groupe Borrelia burgdorferi sensu lato, qui comprend au moins 5 espèces pathogènes pour l’Homme et présentes sur le territoire français ».

La difficulté de cette maladie est que les symptômes sont différents selon les individus et qu’elle peut même se « réveiller » plusieurs années après la morsure de la tique. En effet, la maladie de Lyme se manifeste dans les 3 à 30 jours après la morsure. Une plaque rouge, inflammatoire, appelée érythème migrant, apparaît alors autour du point de piqûre, avant de s’étendre progressivement. Celle-ci peut s’accompagner de fièvre, puis disparaître spontanément en quelques semaines. En effet, en l’absence de traitement, la maladie peut provoquer quelques semaines, mois ou années plus tard des atteintes cutanées, musculaires, neurologiques et articulaires pouvant être très invalidantes.

 

Agir en cas de piqûre

La première des attitudes à adopter est évidemment d’éviter la piqûre en revêtant des habits adaptés ou d’utiliser un répulsif. L’Anses recommande « de privilégier les produits répulsifs disposant d’une autorisation de mise sur le marché, ce qui est indiqué  sur l’étiquette, l’emballage et/ou la notice du produit et garantit, dans les conditions d’emploi préconisées une protection efficace contre les tiques et l’absence d’effets nocifs pour la santé humaine et l’environnement ». Les vêtements couvrants de couleur claire sont recommandés (pour mieux repérer les tiques sur la surface du tissu) ainsi que le port de chaussures fermées ou de bottes.

Le mieux est d’éviter de marcher au milieu des herbes hautes, des buissons et des branches basses et de privilégier les chemins balisés. De retour de promenade, il est nécessaire de procéder à une inspection minutieuse de son corps.

En cas de piqûre, la tique doit être extraite à l’aide d’un tire-tique. La zone piquée sera désinfectée.

Ensuite, il convient de surveiller la piqûre pendant 30 jours. Une petite plaque rouge peut apparaître immédiatement ou dans les 24 premières heures après la morsure. C’est une réaction normale à la salive de la tique. En revanche, si une plaque rouge inflammatoire apparait et s'étend, entre 3 à 30 jours après la morsure, il faut consulter un médecin car c’est un érythème migrant, symptôme de la maladie de Lyme. Un traitement antibiotique est alors nécessaire.

 

Enfin, notons que dans le cadre d’un projet de recherche CiTIQUE, les chercheurs de l’Anses, de l’Inra et de l’Ecole nationale vétérinaire de Maisons-Alfort ont développé le site web et l’application smartphone : Signalement-Tique qui permet aux promeneurs de signaler une piqûre de tique et de recevoir des conseils en cas de piqûres. Cela permet ainsi la mise en place d’actions de prévention ciblées.

 

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